La preuve écrite

La Résistance … à en croire certains, durant le dernier conflit mondial, ils étaient tous résistants. Ce à quoi d’autres répondent, le sourire en coin, par l’affirmative et précisent même que tous les français étaient entrés en résistance en juin 1944.
Parmi ceux qui réagirent plus vite, plus tôt et s’engagèrent dans la clandestinité se trouvaient les humanistes (rares), les communistes (désorientés), quelques types de gauches (sympathisants de gauche, socialo, radicaux, etc), des patriotes (pas ceux du maréchal) et tous les menacés dont la liste serait trop longue à énumérer, résumons en ne déclarant que les ennemis des fameux pilotes de la Carlingue : Lafont et Bonny (fusillés au lendemain de noël 1944).
Félix était militant politique et syndicaliste, de gauche (pas de gauche disait-il, républicain !) ce que n’aimaient pas les vichoissois. Il travaillait bien en amont du conflit pour accueillir des enfants émigrés juifs, pour la plus part allemands et polonais pour les mettre hors de portée des griffes fascistes. Il avait également pour mission d’améliorer les conditions de détentions des étrangers internés, autre motif d’énervement pour les cagoulards et consort. Enfin, il était franc-mac comme on disait rue Lauriston et ce seul motif suffisait à vous condamner. C’est donc sans surprise qu’on lit que Félix était engagé en résistance ou très proche de ces milieux obscures.
On sait … de ouï-dire, de réputation ? Où est la preuve formelle de son implication, voir de son appartenance à une quelque armée de l’ombre ? je n’en sais rien, pour le moment.
François Moulin écrit à ce sujet :
le vosgien au profil bonhomme qui n’attire pas l’attention de l’Occupant, va rendre encore des services à la Résistance, au contact de son neveu, « le capitaine Durand » et de Robert Cerclier, le chef de Mouvements Unis de Résistance de la Creuse

pour qui voudrait souscrire à ce livre ...
pour qui voudrait souscrire à ce livre …

Je me suis adressé à ce monsieur pour obtenir de lui quelques informations, mais mon courrier est resté sans réponse, les journaleux protègent leurs sources … Qu’importe, aujourd’hui j’ai la preuve, écrite de la main de Félix, de l’identité réelle du capitaine Durand. Ce témoignage est quasi illisible après 63 ans, le temps efface les regrets et l’encre des souvenirs. Pourtant le texte est là bien que difficilement déchiffrable, sitôt la couverture du livre « la vie hermétique de Marseille » tournée. C’est la dédicace :

Et voici … pour Marcel et Marcelle Deninger le livre du nonon !!!
d’Antoine Alessandri qui n’en a pas écrit une ligne et de Félix Chevrier qui n’a pas usé un franc pour son édition
Affectueux hommage à la Pelote et au capitaine Durand

Félix Chevrier le 13/3/1953 Paris

Dans quelques courriers Félix nomme sa nièce Marcelle : Pelotte (voir ici)

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