Portrait d’un vosgien en 1947

"Livre d'Or des Vosgiens" NOS VOSGES
« Livre d’Or des Vosgiens » NOS VOSGES

Le livre d’or des vosgiens, « Nos Vosges », édité par le Comité d’Assistance aux Sinistrés Vosgiens, a été réalisé sous la direction de J.J.MARTIN, Président fondateur de l’Association Nationale du Commerce Extérieur, du « Commerce Extérieur français » et des Cours supérieurs du Commerce extérieur, du Comité d’Assistance aux Sinistrés Vosgiens, etc … Il est l’auteur de nombreuses études d’économie politique et d’ouvrages divers.
« Nos Vosges » est un almanach constitué avec la collaboration éminente de Félix CHEVRIER.

Le Comité d’Assistance aux Sinistrés Vosgiens (C.A.S.Vo) est une association loi 1901 constituée en 1945, riche de plus de 200 membres deux ans après sa création. Félix CHEVRIER figure parmi les 22 membres d’honneur de l’association. En 1948, le C.A.S.Vo distribua plus de 2 millions de Francs d’aides et plus de 4 millions d’objets divers, dont beaucoup aux Églises, peut-on lire en avant-propos.
L’ouvrage « Nos Vosges » englobe une description générale de notre département et une esquisse fidèle de nos terres verdoyantes, nos forets attrayantes, nos eaux limpides, nos élévations dont les cimes les plus hautes forment la célèbre ligne bleue des Vosges. « Nos Vosges » est une œuvre de vosgiens pour les vosgiens. Telle en est la présentation de JJ Martin.

Voyons quel portrait Monsieur JJ MARTIN faisait, en 1947, du « vosgien moyen »

Le vosgien rejette les affirmations ou les récits de faits extraordinaires non prouvés, les utopies. Il est amoureux de la justice car intègre et peu confiant dans le hasard. Il est très prudent, très attentif à ce qui touche à ses intérêts directs. C’est un travailleur acharné, économe, modeste en ses aspirations réalisables. L’âpreté de son existence fait du vosgien un être amoureux de ses biens, peu « partageux », égoïste. De caractère combatif, il est plutôt renfermé, méfiant envers celui qu’il ne connaît pas. Son entêtement est proverbial.
Le grand mélange, après 1870, des alsaciens et des vosgiens n’a fait que renforcer la race, lui apporter les qualités de ceux qui n’ont pas voulu être allemands. De cet amalgame est née une race croisée bienfaisante pour les Vosges, pour le caractère général du vosgien et son industrie.
Ceux qui vivent des champs ou des forêts sont simples, excessivement laborieux. Les autres, ceux de l’industrie, sont sous l’influence des masses, des aléas de la communauté, de la promiscuité surtout avec des étrangers imbus d’idées subversives qui se répandent volontairement, ou sur ordre, ce qui tend à déformer l’esprit simple, franc et droit des villageois devenus ouvriers d’usines.
Le vosgien n’a que peu de penchants pour la vie en commun et il ne pourrait se faire à une vie trop collective que l’on mène actuellement dans certains payas, notamment en Russie.
Enfin, le vosgien est catholique, fidèle à ses croyances mais pas « bigot ». Depuis 1871 et l’arrivée des alsaciens, on compte quelques protestants. Quand aux israélites, quelques milliers, ce sont de vieilles familles ou de récents immigrés conservant les us et coutumes de leur pays d’origine.

En résumé, la race vosgienne, aux yeux de Monsieur Martin, est représentée sous les traits d’un catho simpliste, avare, sans ambition, sans largeur d’esprit, qui bosse dur pour conserver le peu qu’il n’a pas. Il est hélas sollicité par des communistes russes dès qu’il franchit la porte de l’usine … et ce n’est pas bon pour l’industrie locale.

Après la façon de les voir, jugeons de quelle manière ils les nomment.

Certes, les habitants d’Épinal sont bien des spinaliens, ceux de Thuillières les tégulariens et ceux des Forges des forgerons, mais ceux de Cornimont ne sont pas plus cornimontais que ceux de Remiremont remiremontais mais, respectivement Counehets et Romarimontains, quand aux habitants de Plombières-les-bains on les nomme Plombinois et non plombériens, et les montagnards de Ventrons sont véternats et non Ventronets, etc …

Il sera beaucoup pardonné à Monsieur Martin qui s’est lancé dans l’aventure rédactionnelle d’un ouvrage conséquent alors qu’il était déjà fort avancé en age et, avoue-t-il, atteint d’une fatigue cérébrale persistante. La lecture complète de ce livre s’annonce très enrichissante et devrait encore réserver quelques jolies coquilles et révélations. A suivre …

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